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HOW TO LOOK STYLISH ON A BUDGET – Paris

scpo mode paris

©Sendaya.fr

Si étudier à Paris est une chance sur de nombreux points, nous permettant de jouir d’une vie culturelle en continuelle effervescence, de profiter d’une large diversité de bars, cafés et restaurants elle reste sans aucun doute la capitale de la mode, proposant ainsi une large gamme de choix, et ce même lorsque l’on souhaite préserver son budget étudiant.
Voilà donc une liste de boutiques et de sites permettant d’élargir sa garde-robe, avec un budget réduit. 

Studying in Paris has many advantages as it allows you to enjoy an enriched life by having access to a wide variety of attractions such as museums, fancy cafés and nature parks. Most importantly, it is the fashion capital that has been playing a pivotal role in leading global fashion trends over the centuries. However, if you are worrying about the costs, we are here to offer you a broad range of discounted shops to kick off your fall fashion hunt.
The following is a list of boutiques which might help you expand your wardrobe on a limited budget.

(suite…)

Bowie Wong Haute Couture 2016

Bowie Wong a présenté sa collection sans un cadre luxueux à l’hôtel Peninsula situé à quelques pas des Champs-Elysées, clin d’oeil à ses origines. Né à Hong-Kong et fils d’une chanteuse d’Opéra dont la carrière influença son parcours, le créateur étudie le design au Japon puis au Canada avant de s’installer définitivement à Sydney, en Australie où il lance sa première collection en 2000. Après avoir exclusivement travaillé sur les costumes de scène, il s’attaque en 2011 à la couture pour la Fashion Week australienne et finit par accéder à la Paris Haute Couture Fashion week en 2014.

Son travail garde toujours la marque de ses expériences passées. Art de la scène, scénographie, costume, ses collections sont des spectacles, ses créations parlent.
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Pour l’automne-hiver 2016, Bowie Wong met en scène dans un esprit japonisant et régressif, des silhouettes aux allures d’héroïnes de manga tout en sortant des sentiers battus. Le défilé commence dans une atmosphère particulière, au ralenti, musique calme. Loin du cliché pop et dynamique que donnent les animés japonais, les mannequins défilent avec une lenteur extrême, visages dénués d’expression. Le créateur revisite les uniformes japonais tout en volume et en largeur, rajoutant des perspectives intéressantes par l’utilisation de matières rigides et modernes. Exit les plis monotones, place aux rayures et aux tissus filets. Seules trois couleurs sont utilisées : le rouge, le noir et le blanc. Alphabets et chiffres se matérialisent sur les colliers ainsi que les serre-tête aux côtés des rubans et des sempiternelles
chaussettes indissociables des traditionnels uniformes d’écolières.
La collection surprend par son côté osé. Les tenues sont difficiles à porter mais le travail et la technique est intéressante. Les avis à la sortie du défilé sont partagés. Certains ont trouvé la collection « trop bizarre », d’autres « absolument géniale, rafraichissant ». Ce que l’on retient, c’est que la collection surprend autant par son côté décalé que par la mise en scène troublante. Les tenues semblent difficiles à porter dans la réalité mais l’esprit reste fidèle à Wong.
Pour retrouver l’intégralité du défilé: https://www.youtube.com/watch?v=klnFv39uf_0

Lisa Kim Durand

LOVE PROFUSION – Laura Laval

‘LOVE PROFUSION’

© Douglas McWall

© Douglas McWall

Laura Laval, gave a performance of tailoring skills of the highest level presenting her latest collection ‘Love profusion’ at the Fashion Week SS16 in L’Espace Léon. There are many words to describe what she did that day: she presents a fresh view on style that was elegant, simple, delicate but what was the most important, the whole collection was highly consistent and left no space for fortuity.

The designer’s clothes are all made by hand but even despite that, Laura left no room for potential mistakes. It seems as if every detail of each and every dress was carefully considered. That definitely intensifies the feeling of perfection while watching the collection as a whole.

With her new collection Laura Laval definitely did give the feeling of a love profusion. A love to fashion that still follows its main mission which is to give a real aesthetic experience of clothes. With the present fashion industry heading towards a creation of a bizarre performance that is to shock us rather to simply give art, it was a pleasure to find out that still there are young designers trying to put an effort of creating style in its full sense, just from scratch.

© Douglas McWall                     © Douglas McWall

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http://www.lauralaval.com/2693888-collection-lll-love-profusion

Photo © Douglas McWall

Take Me I’m Yours

Take me, i’m yours, quand consommer c’est créer

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Dimanche matin : on gravit les marches de l’escalier monumental, deux tickets s’il vous plaît, puis une petite porte nous mène dans un univers singulier et pourtant, on s’y sent chez soi.

Take me (I’m yours), l’exposition qui se tient jusqu’au 8 novembre 2015 à la Monnaie de Paris n’est pas une expo comme les autres. Son slogan tout d’abord, intrigue : « L’expo où tout doit disparaître ». Ce mot d’ordre, vous y obéissez sans sourciller. Au début, lorsque les employés de la Monnaie de Paris vous tendent des sacs, vous proposent de toucher à tout, d’emporter ce qui vous plaît, vous vous trouvez perdu. Vous n’avez pas le droit, vous n’êtes pas légitime.

On ne s’approprie pas l’art comme ça, on ne vole ni n’emprunte lorsque l’on visite. Pourtant, ici, on vous offre l’expérience qui vous propulse de l’autre côté du miroir. Vous devenez acteur. Des vêtements, çà et là, vous tendent la main : vous vous empressez de fourrer cette chemise rayée dans votre sac en kraft, et puis cette affiche encore, elle décorera votre 9m2… Ce badge, vous le porterez sur votre sac à dos… Laisser une empreinte, même minime, contribuer à ce qu’on appelle aujourd’hui l’art, et en ramener une partie, comme un souvenir qui restera dans un coin de notre chambre, rassurant.

Et c’est tout simplement ainsi que l’art prend forme ; transmission active d’objets qui, à première vue, nous paraissent banals, mais qui trouvent un sens avec leur nouveau propriétaire. En parcourant les salles une à une, on se sent happé par le sentiment d’un enfant découvrant de nouveaux jouets. De temps à autre, un air de Noël ronronnant dans les pièces nous ramène en arrière.

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A gauche, « Pill Clock » de Carsten Höller, à droite, « Dispersion » de Chrisitian Boltanski.
© Marc Domage pour Télérama.

Cette exposition, si elle n’est pas très impressionnante dans les œuvres proposées, et peut provoquer plus d’une critique de l’art contemporain, nous fait réfléchir. Quelle est la frontière entre société et création ? Les deux sont intimement liés. On ne peut s’empêcher de penser aux soupes Campbell de Warhol : consommer, c’est notre art de vivre.

A la monnaie de Paris, vous faites votre marché, mais surtout, vous appréciez que l’on appelle cela de la culture. Ludique, cette expo nous pousse dans nos retranchements, cherchant à nous montrer que tout le monde peut faire de l’ « art ».

Dans un monde où l’on se sent écrasé (sous ces 6 tonnes de journaux par exemple) par tout ce qui nous entoure, un monde où l’on étouffe à force de contempler, Take me I’m yours nous propose de revenir à notre instinct de survie et à révéler notre animalité. Ainsi, l’art ne réside plus dans le raffinement, dans la beauté, mais dans l’expression de notre personnalité duale. Enfant gâté ou consommateur dépassé ? Sujet ou acteur ? A vous de choisir.

Collaboration Balmain X H&M

BALMAIN

As per our previous article on the fabulous brand’s participation in Paris Fashion Week, another buzz-inducing news in the fashion world is the Balmain x H&M collaboration. The collection is expected to hit stores and digital shelves on 5 November, with Gigi Hadid, Jourdan Dunn, and Kendall Jenner leading the campaigns.

Olivier Rousteing, the 29-year-old creative director of Balmain, will enchant you into queuing up for hours for his clothes, because they are that amazing. To add to that, the young fashion genius has a truly genuine passion for the art itself, seeing that he grew up in an orphanage, where clothes became his identifier, where “you create a world, your own world”.

Some of you may be familiar with the term ‘Balmain Army’, which indicates the French brands loyal group of beautiful friends who often wear the brand’s clothing to big events, such as Kendall Jenner, Rosie Huntington-Whiteley, Rihanna, Naomi Campbell, and Taylor Swift. However, with this partnership, Balmain is turning its Army into a Nation, as their pieces become more accessible to the general public.

What we have seen of the collection so far in the campaigns:

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The Balmain x H&M campaigns

The three models have actually been wearing pieces from the collection to high-profile events. The one completely new look in the campaign would be Kendall’s sleeveless tuxedo-style jacket paired with a jumpsuit in the first photo.

Another thing we noticed: HUGE accessories. Monster-sized rings, gigantic earrings, extravagant necklaces…

The Balmain x H&M collection is extremely similar to the Balmain mainline, especially when you look at the beaded jackets and dresses. The difference with the Balmain mainline is that the collection is made in China. We are a bit disappointed, that Olivier Rousteing choose the amount despite the quality of the Balmain made in France. One thing to note though is that the collection is not purse-friendly at all. Gigi Hadid’s limited edition dress alone (which she wore to a New York Fashion Week party) already costs more than 400 euros.

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Athena Tong

Albert Elbaz chez Lanvin : manifeste

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La Maison européenne de la photographie présente une nouvelle exposition sur Alber Elbaz, directeur artistique de la maison Lanvin, dans un savant dialogue entre mode et photographie. Décryptage par l’Ivresse (Sciences Po Paris) en partenariat avec l’Artichaut.

L’exposition Elbaz ouvre une nouvelle saison d’exposition à la Maison européenne de  la photographie, où les tourbillons du défilé tranchent avec les visages blafards de Stéphane Gizard et les paysages parfois ponctués d’un monochrome statique de Pierre Reimer. Un écho toutefois résonne avec les photos du journaliste reporter ayant photographié les États-Unis, Jean Pierre Laffont. Même si le lien est fortuit, on peut tout de même y voir une même énergie, une même chatoyance des couleurs et une même effervescence.

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Car c’est cela aussi la mode de Lanvin, et le créateur nous propose de nous emmener dans son monde, loin des clichés habituels des photos retouchées des défilés, si lisses qu’elles ne paraissent plus réelles. Ici, l’accent est mis sur des prises de vues dans les backstages, avec « les filles » Lanvin, comme les appellerait sûrement Elbaz, prêtes à monter sur la scène. Mais plus qu’un mouvement, c’est une matière, un tissu, un détail qui est mis en avant, ou plutôt donné à voir d’une nouvelle façon. Il y a comme un déplacement de l’œil du photographe, qui dévoile subrepticement les dessous d’un processus souvent occultés par l’habitude du rendu final.

En effet, après quelques salles consacrées aux défilés hommes et femmes, où la scénographie  nous emmène en plongée dans l’action (les photos sont à notre hauteur, les mannequins semblent marcher avec nous bien qu’elle s’envolent déjà avec grâce et urgence vers les flashs des caméras), une salle plus calme, plus blanche, plus apaisée se présente. Si elle semble plus apaisée ce n’est que grâce à la couleur blanche des murs, mais loin de l’être, elle est en fait un laboratoire, une effervescence, un cerveau en ébullition, celui du créateur qui s’inspire de tout, des femmes, de la ville. Ce moment impalpable, souvent gardé secret, c’est une intimité, c’est un non aboutissement, des projets, des réflexions, qui se présente à nos yeux émerveillés.

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L’accrochage reproduit celui des cabines d’essayages : « on s’y croirait ». Et comble de la satisfaction pour quiconque apprécie la maison Lanvin : des modèles spécialement reproduits terminent la visite et démontrent toute la créativité de monsieur Elbaz.

Pas question ici d’une simple plongée dans l’histoire de la maison, même pas quelques indices, cela aurait été beaucoup trop simple pour Elbaz. Il fallait plus, il fallait une effervescente introspection dans un volcan en fusion : celui du monde de Lanvin et de son créateur.  

Jusqu’au 31 octobre, ouvert du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45, Maison Européenne de la photographie, 5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris, métro : Saint Paul. Entrée de 4.5 € à 8 € 

http://www.mep-fr.org/

Claire Renauld