PAUL SMITH AUTOMNE 2017

PAUL SMITH AUTOMNE 2017

 

PAUL SMITH HOMME AUTOMNE 2017

PAUL SMITH HOMME AUTOMNE 2017

 

HOW TO LOOK STYLISH ON A BUDGET – Paris

scpo mode paris

©Sendaya.fr

Si étudier à Paris est une chance sur de nombreux points, nous permettant de jouir d’une vie culturelle en continuelle effervescence, de profiter d’une large diversité de bars, cafés et restaurants elle reste sans aucun doute la capitale de la mode, proposant ainsi une large gamme de choix, et ce même lorsque l’on souhaite préserver son budget étudiant.
Voilà donc une liste de boutiques et de sites permettant d’élargir sa garde-robe, avec un budget réduit. 

Studying in Paris has many advantages as it allows you to enjoy an enriched life by having access to a wide variety of attractions such as museums, fancy cafés and nature parks. Most importantly, it is the fashion capital that has been playing a pivotal role in leading global fashion trends over the centuries. However, if you are worrying about the costs, we are here to offer you a broad range of discounted shops to kick off your fall fashion hunt.
The following is a list of boutiques which might help you expand your wardrobe on a limited budget.

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Bowie Wong Haute Couture 2016

Bowie Wong a présenté sa collection sans un cadre luxueux à l’hôtel Peninsula situé à quelques pas des Champs-Elysées, clin d’oeil à ses origines. Né à Hong-Kong et fils d’une chanteuse d’Opéra dont la carrière influença son parcours, le créateur étudie le design au Japon puis au Canada avant de s’installer définitivement à Sydney, en Australie où il lance sa première collection en 2000. Après avoir exclusivement travaillé sur les costumes de scène, il s’attaque en 2011 à la couture pour la Fashion Week australienne et finit par accéder à la Paris Haute Couture Fashion week en 2014.

Son travail garde toujours la marque de ses expériences passées. Art de la scène, scénographie, costume, ses collections sont des spectacles, ses créations parlent.
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Pour l’automne-hiver 2016, Bowie Wong met en scène dans un esprit japonisant et régressif, des silhouettes aux allures d’héroïnes de manga tout en sortant des sentiers battus. Le défilé commence dans une atmosphère particulière, au ralenti, musique calme. Loin du cliché pop et dynamique que donnent les animés japonais, les mannequins défilent avec une lenteur extrême, visages dénués d’expression. Le créateur revisite les uniformes japonais tout en volume et en largeur, rajoutant des perspectives intéressantes par l’utilisation de matières rigides et modernes. Exit les plis monotones, place aux rayures et aux tissus filets. Seules trois couleurs sont utilisées : le rouge, le noir et le blanc. Alphabets et chiffres se matérialisent sur les colliers ainsi que les serre-tête aux côtés des rubans et des sempiternelles
chaussettes indissociables des traditionnels uniformes d’écolières.
La collection surprend par son côté osé. Les tenues sont difficiles à porter mais le travail et la technique est intéressante. Les avis à la sortie du défilé sont partagés. Certains ont trouvé la collection « trop bizarre », d’autres « absolument géniale, rafraichissant ». Ce que l’on retient, c’est que la collection surprend autant par son côté décalé que par la mise en scène troublante. Les tenues semblent difficiles à porter dans la réalité mais l’esprit reste fidèle à Wong.
Pour retrouver l’intégralité du défilé: https://www.youtube.com/watch?v=klnFv39uf_0

Lisa Kim Durand

LOVE PROFUSION – Laura Laval

‘LOVE PROFUSION’

© Douglas McWall

© Douglas McWall

Laura Laval, gave a performance of tailoring skills of the highest level presenting her latest collection ‘Love profusion’ at the Fashion Week SS16 in L’Espace Léon. There are many words to describe what she did that day: she presents a fresh view on style that was elegant, simple, delicate but what was the most important, the whole collection was highly consistent and left no space for fortuity.

The designer’s clothes are all made by hand but even despite that, Laura left no room for potential mistakes. It seems as if every detail of each and every dress was carefully considered. That definitely intensifies the feeling of perfection while watching the collection as a whole.

With her new collection Laura Laval definitely did give the feeling of a love profusion. A love to fashion that still follows its main mission which is to give a real aesthetic experience of clothes. With the present fashion industry heading towards a creation of a bizarre performance that is to shock us rather to simply give art, it was a pleasure to find out that still there are young designers trying to put an effort of creating style in its full sense, just from scratch.

© Douglas McWall                     © Douglas McWall

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http://www.lauralaval.com/2693888-collection-lll-love-profusion

Photo © Douglas McWall

Take Me I’m Yours

Take me, i’m yours, quand consommer c’est créer

take me im yours

Dimanche matin : on gravit les marches de l’escalier monumental, deux tickets s’il vous plaît, puis une petite porte nous mène dans un univers singulier et pourtant, on s’y sent chez soi.

Take me (I’m yours), l’exposition qui se tient jusqu’au 8 novembre 2015 à la Monnaie de Paris n’est pas une expo comme les autres. Son slogan tout d’abord, intrigue : « L’expo où tout doit disparaître ». Ce mot d’ordre, vous y obéissez sans sourciller. Au début, lorsque les employés de la Monnaie de Paris vous tendent des sacs, vous proposent de toucher à tout, d’emporter ce qui vous plaît, vous vous trouvez perdu. Vous n’avez pas le droit, vous n’êtes pas légitime.

On ne s’approprie pas l’art comme ça, on ne vole ni n’emprunte lorsque l’on visite. Pourtant, ici, on vous offre l’expérience qui vous propulse de l’autre côté du miroir. Vous devenez acteur. Des vêtements, çà et là, vous tendent la main : vous vous empressez de fourrer cette chemise rayée dans votre sac en kraft, et puis cette affiche encore, elle décorera votre 9m2… Ce badge, vous le porterez sur votre sac à dos… Laisser une empreinte, même minime, contribuer à ce qu’on appelle aujourd’hui l’art, et en ramener une partie, comme un souvenir qui restera dans un coin de notre chambre, rassurant.

Et c’est tout simplement ainsi que l’art prend forme ; transmission active d’objets qui, à première vue, nous paraissent banals, mais qui trouvent un sens avec leur nouveau propriétaire. En parcourant les salles une à une, on se sent happé par le sentiment d’un enfant découvrant de nouveaux jouets. De temps à autre, un air de Noël ronronnant dans les pièces nous ramène en arrière.

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A gauche, « Pill Clock » de Carsten Höller, à droite, « Dispersion » de Chrisitian Boltanski.
© Marc Domage pour Télérama.

Cette exposition, si elle n’est pas très impressionnante dans les œuvres proposées, et peut provoquer plus d’une critique de l’art contemporain, nous fait réfléchir. Quelle est la frontière entre société et création ? Les deux sont intimement liés. On ne peut s’empêcher de penser aux soupes Campbell de Warhol : consommer, c’est notre art de vivre.

A la monnaie de Paris, vous faites votre marché, mais surtout, vous appréciez que l’on appelle cela de la culture. Ludique, cette expo nous pousse dans nos retranchements, cherchant à nous montrer que tout le monde peut faire de l’ « art ».

Dans un monde où l’on se sent écrasé (sous ces 6 tonnes de journaux par exemple) par tout ce qui nous entoure, un monde où l’on étouffe à force de contempler, Take me I’m yours nous propose de revenir à notre instinct de survie et à révéler notre animalité. Ainsi, l’art ne réside plus dans le raffinement, dans la beauté, mais dans l’expression de notre personnalité duale. Enfant gâté ou consommateur dépassé ? Sujet ou acteur ? A vous de choisir.